L'automatisation a rapidement pris de l'ampleur dans le secteur de l'emploi en raison des progrès phénoménaux de la technologie ces dernières années. Aujourd’hui, face à la perspective très réelle de l'intelligence artificielle (IA), des robots et des drones sur le lieu de travail, il est devenu urgent pour les employeurs d’appréhender et de se préparer à l'impact de ce changement sur les emplois et les talents.   Dans le de l’étude The Workforce View in 2018, nous avons cherché à savoir ce que les salariés pensaient de l'automatisation. Nous avons découvert que près d'un tiers (28 %) d’entre eux s'inquiètent en effet que leur travail soit « automatisé », 15 % pensent que cela adviendra dans les cinq ans et plus d'un quart (28 %) dans une dizaine d’années.   Compte tenu de ces délais relativement courts, les RH doivent planifier un monde dans lequel une grande partie des emplois ne seront plus occupés par des humains. Cela soulève d'importantes questions quant à savoir si ces salariés assumeront d'autres rôles ailleurs, comment les compétences évolueront et quels nouveaux talents seront nécessaires.
Selon The Workforce View, plus d'un tiers des répondants (37 %) affirment que leur entreprise procède déjà à l’amélioration de leurs compétences, mais près de la moitié (48 %) déclarent que rien n’a encore été initié dans ce sens. Que peuvent faire les RH aujourd’hui pour se préparer à ce qui les attend ?  
  • Tout savoir sur la technologie : les professionnels RH doivent connaître les derniers outils technologiques à disposition qui pourraient révolutionner leur secteur,,, et être en mesure de transmettre leur savoir à leurs pairs et aux collaborateurs.
  • Être au cœur de la discussion : les conseils d'administration abordent ces questions, et les RH doivent être au cœur de ces discussions. L'automatisation est un défi majeur de gestion du changement qui doit être soigneusement orchestré dès le départ pour réussir.
  • Communication ouverte et transparente : les salariés n’ayant aucune certitude quant à leur avenir, il est essentiel d’adopter une bonne communication interne en les tenant au courant des futurs de l'entreprise, pour éviter toutes mauvaises surprises.
  • Mise en place progressive : si de nombreux rapports sur l'automatisation en véhiculent une image extrême, le changement sera en réalité progressif. Il faut commencer modestement et donner au personnel la possibilité de s'habituer progressivement aux nouvelles technologies.
  • Amélioration des compétences et requalification : l'IA et la robotique ne signifient pas forcément moins de travailleurs humains, mais certainement un changement des compétences requises. Dans certains cas,, les compétences interpersonnelles seront davantage mises en avant. Essayez de planifier ces changements et veillez à ce que les personnes reçoivent et le perfectionnement nécessaires.
  L'automatisation est en cours et ne fera que s'accélérer dans les années à venir. Faites en sorte que votre entreprise - et vos collaborateurs - soient acteurs,, du changement.
 
 

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Les gouvernements et entreprises européennes étudient la question de la productivité depuis des années : le rapport entre résultats économiques et contribution financièren'ayant pas réussi à atteindre le même niveau que dans le reste du monde. La croissance de la productivité dans la zone euro est actuellement inférieure à 0,5 %, contre 2 % en 1995, et nettement inférieure à celle des États-Unis et des autres économies développées.   Les salariés étant au cœur de ce casse-tête, nous leur avons demandé, dans le de l’étude The Workforce View 2018, ce qu'ils pensaient de leur propre productivité. Les résultats montrent qu’ils sont nombreux à rencontrer des difficultés puisqu’un cinquième d’entre eux déclarent atteindre une productivité maximale « de temps en temps » et un dixième « rarement ou jamais ».   Mais les conclusions les plus intéressantes sont peut-être liées aux raisons de ces problèmes de productivité. Les principaux facteurs avancés étant un mauvais management, des systèmes et des processus inefficaces et une technologie lente et peu adaptée. En revanche, l'interférence que peuvent avoir les réseaux sociaux et les smartphones n'est citée que par un petit nombre de répondants.   Comment les employeurs peuvent-ils surmonter les obstacles à la productivité ?  
  1. Mettre l’accent sur les compétences : les salariés sontllement plus productifs lorsqu'ils possèdent les compétences optimales pour leur fonction. D’où la nécessité d’adopter une approche stratégique de la gestion des talents pour s'assurer que chaque persone soit déployé de la meilleure façon possible et que le personnel puisse améliorer régulièrement ses compétences pour combler d’éventuelles lacunes.
  2. Investir dans le management : les managers ont un rôle essentiel à jouer pour tirer le meilleur des collaborateurs, en donnant un cap et une motivation en ligne avec les objectifs de l’entreprise. Celle-ci doit donc veiller à sélectionner, former et accompagner les managers afin qu’ils puissent remplir ce rôle avec succès.
  3. Donner de l'autonomie aux salariés : des études ont montré que les collaborateurs jouissant d'une plus grande autonomie et d'un meilleur contrôle sur leur travail sont plus satisfaits et productifs. L’objectif consiste donc pour les employeurs à leur donner un structuré et à leur laisser en même temps le choix sur la manière de gérer leur propre charge de travail.
  4. Utiliser les bons outils : la technologie peut être un catalyseur ou un frein à la productivité. Il est donc essentiel que les outils soient adaptés au travail à effectuer et de les mettre à jour régulièrement. La productivité résulte d’un mode de travail plus intelligent ; si celui-ci est entravé par une technologie lente et obsolète, le moment est peut-être venu de procéder à une mise à niveau des outils.
  5. Accompagner les RH : les équipes RH ont un rôle essentiel à jouer auprès des dirigeants et des managers pour tirer le meilleur de leurs salariés. Et cela passe par une aide pour la résolution des conflits et des conseils pour naviguer au sein de la réglementation du travail, ce qui peut prendre un temps considérable.
  Malheureusement, il n'y a pas de solution simple au casse-tête de la productivité, qui dépend d’un ensemble de facteurs différents et nécessite une approche très nuancée. Mais avoir un meilleur aperçu de ce qui attend les salariés et des changements qui auront un réel impact sur eux est un très bon point de départ.
 
 
 
Malgré les incertitudes politiques de l'année dernière, les salariés européens sont beaucoup plus positifs qu'ils ne l'étaient il y a douze mois, selon notre dernière étude The Workforce View in 2018. Nous avons constaté que le pourcentage de collaborateurs optimistes quant aux cinq années à venir est passé de 78 % à 79 %. Un marché du travail européen beaucoup plus fort est peut-être la cause de cet optimisme - en 2016, le taux d'emploi était de 71,1 %, soit le taux le plus élevé jamais enregistré pour l'UE.   Mais quel impact un marché de l'emploi dynamique a-t-il sur vos effectifs ? Quels risques cela crée-t-il pour la rétention des talents et comment pouvez-vous les gérer ?   La fidélité : une réalité qui change
Lorsqu’on demande aux salariés européens combien de temps ils pensent rester dans leur entreprise actuelle, 13 % d’entre eux répondent envisager de la quitter d’ici un an. Et seulement un quart (26 %) ont l'intention d’y finir leur carrière. S’il est reconnu depuis longtemps que le concept d’un « emploi pour la vie » appartient au passé, il est reconnu aussi que si les opportunités sont nombreuses, les personnes sont susceptibles de partir plus tôt. Il va sans dire qu’un taux élevé de turnover engendre des coûts plus élevés. D’où l’intérêt pour une entreprise de convaincre ses collaborateurs de rester.   Les opportunités se multiplient
Aujourd’hui, la menace qui pèse sur la rétention des talents ne vient pas uniquement de la concurrence puisque plus d'un salarié sur cinq (15 %) envisage de passer au travail indépendant, 6 % de partir à l'étranger dans les deux ans et 27 % d’y réfléchir. Avec un marché du travail plus fort, les salariés pourraient être plus enclins à explorer de nouvelles méthodes de travail et de nouveaux horizons.   Les niveaux de stress augmentent
Malgré une vision un peu plus positive du travail en général, près d'un répondant sur cinq (18 %) dit souffrir quotidiennement du stress et trois sur dix (30 %) se sentent tellement stressés qu'ils envisagent de changer d’emploi. Au vu des 14 % de salariés en convaincus que leur entreprise ne se soucie aucunement de leur bien-être, il n'est peut-être pas surprenant que des niveaux élevés de stress entraînent des niveaux élevés de départsls. Si les opportunités de trouver du travail ailleurs sont nombreuses et si l’employeur actuel ne sait pas répondre aux problèmes de stress, le salarié en souffrance hésitera moins à prendre la décision de partir.   De toute évidence, un marché de l'emploi dynamique offre également à votre entreprise un potentiel d'embauche, mais il serait imprudent de ne pas tenir compte des risques qu'il comporte. Il crée en effet un écosystème qui encourage les collaborateurs à chercher ailleurs – les départsls sont souvent causés par certains des problèmes soulevés ici. S’il est impossible de les stopper, il est possible de réduire leur nombre en respectant vos engagements sur le développement professionnel, en leur donnant les moyens de gérer leur propre développement personnel, en leur offrant des opportunités internationales et en veillant à leur bien-être au travail, entre autres.   Pour en savoir plus et connaître les autres enjeux liés au capital humain, lisez The Workforce View in 2018.


 
 
 
L'automatisation a rapidement pris de l'ampleur dans le secteur de l'emploi en raison des progrès phénoménaux de la technologie ces dernières années. Aujourd’hui, face à la perspective très réelle de l'intelligence artificielle (IA), des robots et des drones sur le lieu de travail, il est devenu urgent pour les employeurs d’appréhender et de se préparer à l'impact de ce changement sur les emplois et les talents.   Dans le de l’étude The Workforce View in 2018, nous avons cherché à savoir ce que les salariés pensaient de l'automatisation. Nous avons découvert que près d'un tiers (28 %) d’entre eux s'inquiètent en effet que leur travail soit « automatisé », 15 % pensent que cela adviendra dans les cinq ans et plus d'un quart (28 %) dans une dizaine d’années.   Compte tenu de ces délais relativement courts, les RH doivent planifier un monde dans lequel une grande partie des emplois ne seront plus occupés par des humains. Cela soulève d'importantes questions quant à savoir si ces salariés assumeront d'autres rôles ailleurs, comment les compétences évolueront et quels nouveaux talents seront nécessaires.
Selon The Workforce View, plus d'un tiers des répondants (37 %) affirment que leur entreprise procède déjà à l’amélioration de leurs compétences, mais près de la moitié (48 %) déclarent que rien n’a encore été initié dans ce sens. Que peuvent faire les RH aujourd’hui pour se préparer à ce qui les attend ?  
  • Tout savoir sur la technologie : les professionnels RH doivent connaître les derniers outils technologiques à disposition qui pourraient révolutionner leur secteur,,, et être en mesure de transmettre leur savoir à leurs pairs et aux collaborateurs.
  • Être au cœur de la discussion : les conseils d'administration abordent ces questions, et les RH doivent être au cœur de ces discussions. L'automatisation est un défi majeur de gestion du changement qui doit être soigneusement orchestré dès le départ pour réussir.
  • Communication ouverte et transparente : les salariés n’ayant aucune certitude quant à leur avenir, il est essentiel d’adopter une bonne communication interne en les tenant au courant des futurs de l'entreprise, pour éviter toutes mauvaises surprises.
  • Mise en place progressive : si de nombreux rapports sur l'automatisation en véhiculent une image extrême, le changement sera en réalité progressif. Il faut commencer modestement et donner au personnel la possibilité de s'habituer progressivement aux nouvelles technologies.
  • Amélioration des compétences et requalification : l'IA et la robotique ne signifient pas forcément moins de travailleurs humains, mais certainement un changement des compétences requises. Dans certains cas,, les compétences interpersonnelles seront davantage mises en avant. Essayez de planifier ces changements et veillez à ce que les personnes reçoivent et le perfectionnement nécessaires.
  L'automatisation est en cours et ne fera que s'accélérer dans les années à venir. Faites en sorte que votre entreprise - et vos collaborateurs - soient acteurs,, du changement.